Corée du Nord: dernier symbole d’une idéologie communiste rétrograde |
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| Written by Tiffany Castlebay |
| Thursday, 30 April 2009 19:00 |
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Idéologie communiste à la sauce nord-coréenne La dynastie communiste des Kim a fait le choix, il y a plusieurs décennies, de développer le socialisme nord-coréen en vase clos. L’article 11 de la Constitution nord-coréenne définit le régime strict de l’État-Parti : « La République démocratique populaire de Corée doit conduire toutes ses activités sous la direction du Parti du travail de Corée. » Le Parti unique est guidé par le « djoutché » et l’idéologie révolutionnaire de Kim II Sung, le défunt père de Kim Jong-il. Rappelons que la doctrine communiste nord-coréenne est quelque peu différente de l’idéologie communiste traditionnelle, et se base essentiellement sur le Juche , une idéologie développée par Kim II Sung. Le Juche r eprend les principales idées du communisme et prône une socié té sans classes reposant sur le principe d'indépendance politique, d'auto-suffisance économique et d'autonomie militaire. Elle a comme objectif principal la réunification avec la Corée du Sud . D'après le site officiel nord-coréen Naenara ( http://www.kcckp.net/en/ ), « les idées du Juche présentent une conception du monde axée sur l'homme et une philosophie politique visant à réaliser la souveraineté des masses populaires, c'est-à-dire une philosophie précisant le fondement de la politique, qui permet de conduire la société à son développement par la voie la plus droite.»[1]
De son côté, Kim Jong-il a développé, au milieu des années 1990 , la politique de Songun , dans le prolongement des idées du Juche . Cette idéologie donne la priorité à l'armée dans la construction du socialisme nord-coréen . « La politique de Songun est un mode politique qui fait, des affaires militaires, les tâches prioritaires de l’État, et permet de défendre la patrie, la révolution et le socialisme, et de pousser avec force l’édification socialiste dans son ensemble, en s’appuyant sur la nature révolutionnaire et la combativité de l’ Armée populaire ] .»[2] La mise en œuvre de la politique de Songun a amené l'armée nord- coréenne à participer encore plus aux prises de décision sociales et économiques, au développement d'infrastructures à grande échelle et à la production de sa propre nourriture. Kim Jong-il, qui cumule à la fois les fonctions de président de la Commission de la défense nationale et de secrétaire général Parti ouvrier coréen , dirige d’une main de fer la Corée du Nord depuis la mort de son père, Kim II Sung en 1994. Si le Comité central ou le Bureau politique prend officiellement les décisions, dans les faits Kim Jong-il dirige seul le pays, comme l’avait fait son père avant lui. Il est entouré d’une garde rapprochée composée de plusieurs membres de sa famille. Selon certains politicologues et historiens, l 'accession de Kim Jong-il aux fonctions de principal dirigeant de la République populaire démocratique de Corée, a conduit à une certaine libéralisation politique. «La transition politique s'est accompagnée d'une "décompression" politique graduelle, qui se manifeste par un semblant de glasnost dans les médias nord-coréens, en particulier pour la couverture des événements extérieurs et le recours à une langue non orthodoxe dans le compte rendu des nouvelles; il y a aussi quelques réhabilitations politiques sans précédent, ainsi qu'une transparence inhabituelle dans les processus de prises de décision gouvernementale et les modes de pensée. »[3] Or, le régime est encore loin d’une démocratisation partielle. Les experts de la transition démocratique de l’Europe de l’Est sont d’ailleurs peu optimistes à ce sujet. Leon Sigal, un politicologue du Social Science Research Council , rapporte dans La Presse du 6 avril 2009 que l’absence de tradition démocratique en Corée du Nord, qui n’a pas connu d’élections depuis plus d’un siècle, ainsi que la mainmise de l’État sur la population, sans précédent dans l’histoire, empêchent de considérer sérieusement la possibilité d’une démocratisation à plus ou moins long terme.[4] Culte de la personnalité Kim Jong-il fait également l’objet d’un culte de la personnalité digne de l’époque stalinienne. En effet, dès que son règne fut solidifié et sécurisé, il a mis en place une série de mesures de propagande dans le but de raffermir son autorité et d'accroître sa popularité sur son peuple. L’isolement de la Corée du Nord rend plus facile ce travail de propagande. Tout d’abord, sa biographie officielle[ ] diffère sur plusieurs points des biographies des observateurs occidentaux. Selon la version officielle du Parti communiste, Kim Jong-il serait né dans un « milyong » (camp secret) sur le mont Paekdu, dans la province de Yanggang. Depuis, le camp secret est considéré comme une terre sacrée que le peuple est encouragé à visiter tous les ans. Or, les historiens occidentaux s’entendent pour dire que Jim Jong-il serait plutôt né à Vyatsk, dans la région de Khabarovsk, à l'extrême Est de l'ancienne URSS. La Corée du Nord a aussi inventé une variété de légendes et anecdotes pour idéaliser la jeunesse de Kim Jong-il. Par exemple lors de sa naissance, un grand glacier du mont Paedku aurait émis un son mystérieux, pour ensuite se briser et laisser échapper un arc-en-ciel. À l'âge de 4 ans, Kim Jong-il aurait renversé un pot d'encre sur une carte du Japon. Un ouragan aurait foudroyé cet endroit précis quelques jours plus tard.
Les médias nord-coréens sont également victimes de cette propagande, et se retrouvent au service exclusif du culte de la personnalité de Kim Jong-il. Le Parti communiste compte par ailleurs sur les journalistes pour promouvoir l’histoire officielle. Les « grands mensonges » de la Corée du Nord sont défendus quotidiennement par la presse. Par exemple, selon la propagande, le Sud aurait attaqué le Nord en juin 1950 ; et les services de santé seraient gratuits pour tous les Nord-Coréens. Les étudiants en journalisme apprennent d’ailleurs dès l'école à écrire des articles flatteurs concernant Kim Jong-il, en plus de suivre régulièrement des stages de mise à niveau de « grandes réalisations de Kim Jong-Il ».[5] Les témoignages des réfugiés nord-coréens confrontés à la réalité du monde extérieur témoignent des répercussions de cette propagande abrutissante. Selon Médecins Sans Frontières, près de 70 % d’entre eux souffrent de troubles post-traumatiques aigus. Les conséquences sur le traitement de l’information sont évidentes. Les journaux télévisés ne sont qu’une succession d’images de Kim Jong-il visitant de nouvelles entreprises ou inaugurant des cérémonies, le tout accompagné de commentaires lyriques sur la grandeur des Kim. Or, le culte de la personnalité ne se limite pas seulement aux médias: il englobe aussi toutes les facettes de la société nord-coréenne. [ À titre d’exemple, toutes l es universités du pays comptent un département dédié à Kim Jong-il, tandis que les programmes scolaires du primaire et du secondaire contiennent des leçons sur son enfance, souvent inventées de toutes pièces. Kim Jong-il fait l'objet de chansons patriotiques, d'histoires apprises par cœur dès le plus jeune âge à l'école, ainsi que de chants et de quasi-prières sur les lieux de travail. De nombreuses réalisations monumentales à sa gloire sont également l'objet de pèlerinages réguliers, montrés de façon régulière sur la seule chaîne de télévision nationale. Plusieurs citoyens nord-coréens tentent de contrer la propagande du Parti, mais doivent rester prudents, car les incarcérations pour « désobéissance civile » sont encore monnaie courante. La Corée du Nord compterait, selon Reporters Sans Frontières, plusieurs camps de concentration, où seraient détenus près de 200 000 personnes accusées de crimes contre le régime. Des dizaines de milliers de personnes y auraient déjà péri au cours des quatre dernières décennies. Missile ou satellite? La Corée du Nord tentait de lancer en orbite, en avril dernier, un missile à longue portée Taepodong-2, officiellement décrit par le régime de Pyongyang comme « un satellite de télécommunications » devant servir à la diffusion de données et de chants patriotiques. Ce lancement raté – le missile s’est abimé dans l’océan Pacifique – a provoqué l’ire des puissances occidentales, qui estiment que ce tir viole deux résolutions adoptées en 2006 par le Conseil de sécurité, interdisant à la Corée communiste « tout nouvel essai nucléaire ou tir de missile ». Plusieurs croient en effet que la Corée du Nord a procédé à un test de missile déguisé, en testant une version améliorée du Taepodong-2, déjà expérimenté en 2006. En ce sens, la distinction entre « satellite » et « missile » relève d’une importance capitale, puisque le lancement de « satellites » n’est pas sanctionné par aucune résolution onusienne. Or, les deux opérations reposent sur des technologies voisines. Rappelons que la Corée du Nord avait provoqué deux crises internationales en 1998 puis en 2006 en procédant à des tirs de missiles longue portée. Le tir de 2006 avait été unanimement condamné à l’ONU, entrainant le vote de sanctions. Puissance nucléaire depuis 2006, le régime de Pyongyang proclame son droit à développer un programme spatial à des fins pacifiques, au même titre que l’Iran. La communauté internationale a fermement dénoncé le geste de la Corée du Nord, malgré les réticences de la Russie et de la Chine. Le Conseil de sécurité de l’ONU a réussi à adopter une résolution – non contraignante toutefois– qui condamne la Corée du Nord pour avoir procédé à un tir de fusée, en contravention d'une résolution de l'ONU de 2006 interdisant à Pyongyang tout essai nucléaire ou tir de missile. La résolution renforce également le régime de sanctions mis en place contre Pyongyang après son essai nucléaire du 9 octobre 2006. La Corée du Nord, qui avait déjà averti la communauté internationale que de nouvelles sanctions de l’ONU seraient perçues comme « un acte hostile », ne tardait pas à annoncer son retrait des négociations internationales sur sa dénucléarisation et la reprise de son programme d'armement atomique. La Corée du Nord a qualifié d'«insulte insupportable» envers son peuple la décision du Conseil de sécurité à son endroit. Le régime de Kim Jong-il était en effet présentement engagé dans une délicate négociation à six avec la Corée du Sud, la Chine, la Russie, les États-Unis et le Japon, portant sur l’abandon de ses armes et installations nucléaires. Ces négociations sont gelées depuis l’automne 2008 en raison d’un problème d’interprétation et de vérification. Cette annonce a provoqué un vif émoi parmi les partenaires de négociation de la Corée communiste, qui tentent depuis 2003 de la faire renoncer à ses ambitions atomiques en échange d'une importante aide énergétique.
Selon les experts interrogés, le lancement raté nord-coréen constitue tout de même un succès technologique partiel dans le développement d’un engin à longue portée. Selon une étude pour le compte du Congrès américain datant de 2007, la Corée du Nord aurait vendu des centaines de missiles balistiques à l’Iran, à la Syrie et au Pakistan depuis la dernière décennie afin d’obtenir des devises étrangères. Pyongyang aurait d’ailleurs invité des acheteurs potentiels de missiles à assister au lancement du missile. Les experts estiment toutefois que le régime de Pyongyang ne dispose pas encore de la technologie suffisante pour nucléariser un missile et encore moins d’atteindre les côtes américaines. Même si plusieurs pays ainsi que de nombreux groupes pour le désarmement, ont vivement condamné la réaction timorée de la communauté internationale, notamment le fait que le Conseil de sécurité n’ait pas réussi à s’entendre sur une résolution contraignante, plusieurs experts estiment qu’il faut au contraire éviter l’escalade. Daniel Pinkston, chef de bureau de Séoul du groupe de réflexion européen International Crisis Group , estime qu’il y a en ce moment « une faction dure à Pyongyang qui tente d’enrayer la timide ouverture sur le Sud des dernières années. » De plus, les problèmes de santé du dictateur nord-coréen, qui n’ont jamais été officiellement confirmés par Pyongyang, ont fort probablement causé des luttes de pouvoir. « Si la confrontation internationale s’accentue, Kim Jong-il devra assurément organiser sa succession avec les éléments les plus rigides et hostiles de son gouvernement, ce qu’il faut éviter à tout prix. » [6] Pour Peter Beck, chercheur à l’Université américaine de Washington, « il apparait de plus en plus clairement que le tir était motivé par des considérations de politique intérieure. Le tir nord-coréen visait à « démontrer la vitalité du régime et à justifier le caractère héréditaire du pouvoir, de manière à rallier les cadres et l’élite. » [7] Succession à l’horizon? Quelque 100 000 Nord-Coréens auraient défilé à Pyongyang pour célébrer le lancement de la fusée, selon l’agence officielle nord-coréenne KCNA. La télévision officielle nord-coréenne aurait également diffusé, pour la première fois depuis son attaque cérébrale de l’été dernier, des images du leader communiste. Kim Jong-il aurait éclaté en sanglots en songeant que l’argent dépensé par son pays pour lancer un satellite ne pourrait pas servir à améliorer le niveau de vie de sa population. « Mais notre peuple comprendra et se félicitera de cet événement historique », écrit le journal officiel du Parti communiste Rodong Sinmun , citant Kim Jong-il. [8] Les médias nord-coréens insistent d’ailleurs sur le fait qu’un satellite a bel et bien été mis en orbite par la fusée tirée le 5 avril dernier, malgré les démentis de Séoul, de Tokyo et de l’armée américaine, qui n’ont détecté aucun engin de ce type. Quoi qu’il en soit, le message du régime de Pyongyang à sa population, est que le pouvoir de Kim Jong-il reste intact, à l’abri de tout danger et sans rival. Il sera en effet très difficile pour l’Assemblée populaire suprême, instance pivot du régime, de nommer au grand jour un successeur à Kim Jong-il. Le dirigeant nord-coréen a d’ailleurs été reconduit le 9 avril dernier à la tête du principal organe de commandement du régime, la Commission de la défense nationale. L'Assemblée populaire suprême a également approuvé une loi « révisant et complétant la constitution socialiste », a indiqué KCNA, sans donner toutefois de précisions sur la nature des amendements envisagés. Mentionnons que Kim Jong-il avait été réélu à l'unanimité député de la 12e Assemblée populaire suprême le 9 mars dernier lors des élections législatives; ces élections relèvent de la simple formalité dans ce pays de 24 millions d'habitants, où le taux de participation a atteint 99,98%, selon KCNA. S’il mène toujours le pays d’une main de fer, Kim Jong-il a néanmoins commencé à planifier sa succession, et la crise actuelle pourrait y être en partie liée. A la surprise générale, les élections législatives de mars dernier n’ont révélé aucune piste précise sur la possibilité d’une succession dynastique. En effet, aucun des trois fils du leader nord-coréen ne figurent parmi les 687 élus de l'Assemblée. Or, il aurait nommé en avril dernier son beau-frère Jang Song Thaek à la toute-puissante Commission de la défense nationale. Cette nomination montre que Kim se prépare à un possible départ, et s'efforce de céder le pouvoir à l'un de ses fils, d'après les commentateurs. « Dans un système comme celui de la Corée du Nord, vous ne pouvez faire confiance à personne, sauf votre propre sang et chair », résume Koh Yu-hwan, professeur à l'université Dongguk de Séoul. « Jang doit jouer un rôle clé pour conforter le pouvoir de Kim, et sera le garant de la succession » selon lui. Jang, 63 ans, est marié à la plus jeune soeur de Kim, et a été formé en Union soviétique. Il est considéré comme le plus apte à mener une direction collective qui pourrait émerger en cas de retraite de Kim, faute de personnalité forte. Il avait été écarté en 2004, gagnant trop d'influence aux yeux du dirigeant suprême, puis réhabilité et promu au sein du Parti communiste de Corée du Nord.
Seong-sook Yim, responsable du programme d’études coréennes au Centre d’études de l’Asie de l’Est à l’Université de Montréal (CÉTASE) croit que c’est le plus jeune fils du leader, Jong-un, qui prendra les rênes de la dynastie communiste, le temps venu. En effet, Kim Jong-nam, le fils aîné du dirigeant nord-coréen et celui qui est, depuis plusieurs années pressenti pour remplacer son père au sein du parti au pouvoir, aurait perdu ses chances de remplacer son père au pouvoir, suite à des problèmes de passeport avec les autorités japonaises.[9] La bataille entre les prétendants semble avoir commencé. « Le système politique de Corée du Nord est d'abord un système clanique, explique le policologue François Guilbert. De plus, il s'agit d'une famille recomposée, avec les rivalités que l'on imagine. » Pour l'universitaire Andrei Lankov, « seule une succession dynastique peut sauver le régime de l'effondrement après la mort de Kim Jong-il. Un leader venant de l'extérieur de la famille régnante, aurait trop de raisons de se rendre à la prospère Corée du Sud, sacrifiant probablement les vies et les biens de l'élite actuelle, en échange de sa propre sécurité ». Cependant, si aucun des trois fils ne possèdent l’ascendant nécessaire sur le Parti du travail ou l’armée, le scénario le plus plausible reste une succession dynastique symbolique parrainée par la Commission de la défense nationale, l’organe suprême de l’État nord-coréen. Une incertitude subsiste également quant au sort réservé aux différents acteurs qui jouissent de positions importantes dans une hiérarchie politique basée sur leurs relations personnelles avec Kim Jong-il. Aux dires de Seong-sook Yim, les différentes puissances impliquées dans la région se croisent déjà les doigts, pour que la succession ait lieu sans violence. Le risque est faible, mais les conséquences d’une instabilité provoquée par des intérêts internes concurrents, n’en seraient pas moins désastreuses, notamment en ce qui concerne la prolifération nucléaire. Dernier symbole communiste La Corée du Nord n’est pas à la veille de s’ouvrir au monde. Pour le moment, il est difficile de connaître l'impact réel de la possible succession de Kim Jong-il. Continuité ou changement ? Nul ne le sait. Le temps nous dira si cette bizarrerie politique, à savoir une dynastie communiste héréditaire, subsistera après la disparition du « cher grand leader », ou si son ou ses successeurs se précipiteront rapidement dans les bras de la Corée du sud, seule solution pour nourrir une population exsangue. Brian Myers, professeur de l'Université Dongseo à Busan, minimise toutes les spéculations: « nous ne devrions pas faire attention à cette question de succession, ça ne change pas grand-chose. Le principal, c'est l'idéologie qu'ils partagent tous. »[10] Une chose est certaine toutefois : en poursuivant sur sa lancée, la Corée du Nord est en voie de devenir le dernier symbole d’une idéologie communiste d’une autre époque, mélange de totalitarisme orwellien et de despotisme soviétique. [1] Philippe Grangereau, Au pays du Grand Mensonge. Voyage en Corée du Nord , Payot, 2003 p.76 [3] Alexandre Y. Mansourov, "Emergence of the Second Republic. The Kim Regime Adapts to the Challenge of Modernity", in Young Whan-kihl et Hong Nack-kim (sous la direction de), North Korea. The Politics of Regime Survival , East Gate Book, New York, 2005, pp. 44-46. [4] http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/200904/06/01-843821-un-dictateur-aux-abois.php [5] Corée du Nord - Rapport annuel 2005 [ archive ] , Reporters sans frontières . http://www.rsf.org/article.php3?id_article=13407 [7] http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/200904/07/01-844225-le-tir-de-pyongyang-souleve-la-reprobation.php [8] Le site internet du journal est disponible en version coréenne seulement. [9] RFI, Kim Jong-il désigne son 3e fils comme successeur, http://www.rfi.fr/actufr/articles/109/article_77408.asp
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Le lancement raté d’un satellite nord-coréen le 5 avril

